attentats-a-paris-et-maintenant-comment-aider_177514_w460Voici ce que François Fillon a écrit sur sa page Facebook à l’occasion du premier anniversaire des attentats de Paris:

« Aujourd’hui, nous honorons la mémoire de 130 morts.

130 innocents qui, il y a un an, n’espéraient rien d’autre que se divertir à la veille d’un week-end qui s’annonçait semblable à d’autres. 130 innocents qui paieront de leur vie le simple fait d’avoir voulu assister à match, à un concert ou partager une soirée entre amis.

Le choix des lieux, des personnes ciblées n’a pas été laissé au hasard.

C’est bien notre jeunesse que l’Etat islamique, à l’origine de ces attentats, a voulu attaquer. Cette jeunesse qui a soif de vivre, de sourire, aux antipodes de la vision rigoriste et mortifère de l’existence des islamistes. C’est bien le culte de la mort et de la destruction que l’Etat islamique a voulu propager, le 13 novembre 2015.

Un an après, les hommages et les commémorations sont nécessaires.

Je pense aux victimes, à leurs familles ainsi qu’à tous les blessés et rescapés qui ont dû apprendre à continuer de vivre après ce drame. Je veux leur témoigner du fond du cœur, une nouvelle fois, mon soutien, ma solidarité mais aussi ma détermination la plus totale à vaincre l’Etat islamique.

Les hommages et les commémorations sont nécessaires mais il importe aussi que la France soit unie et qu’elle prenne toutes les mesures qui s’imposent.

Pour agir, il faut, d’abord, savoir qui l’on combat. Nous sommes engagés dans une guerre contre une nouvelle forme de totalitarisme : « le totalitarisme islamique ».

Cette guerre sera longue, rude à gagner, sans doute -je le crains- serons-nous encore exposés à des attentats. La vigilance est de mise et notre force d’âme, notre sang froid, devront rester intacts.

L’adversaire mène contre nous une lutte totale. Il n’a pas seulement en tête notre asservissement mais notre anéantissement moral.

Face à cet ennemi, la mobilisation doit être maximale, pour que ne se répètent plus ces carnages que nous avons connus par la suite à Nice, à Saint-Etienne-du-Rouvray ou contre ce couple de policiers martyrisé parce qu’il incarnait l’Etat et la République.

Nous avons décidé, à juste titre, d’engager des opérations militaires contre l’Etat islamique.

Mais quand on fait la guerre, c’est pour la gagner. Il faut décréter une mobilisation mondiale. C’est pourquoi je plaide, depuis longtemps, pour la mise en place d’une large coalition internationale contre l’Etat islamique intégrant notamment la Russie et l’Iran.

Il y a aussi un combat à mener en France, sur notre territoire, dans le respect de l’Etat de droit. Je propose des mesures concrètes pour éradiquer la menace islamique, déjà rendues possibles par notre arsenal juridique.

Après les avoir déchus de leur nationalité, interdisons, d’abord, le retour sur le territoire national des Français partis combattre à l’étranger dans les rangs terroristes. On peut, aujourd’hui, par décret en Conseil d’Etat, retirer sa nationalité à tout Français qui prend les armes contre son pays.

Appliquons, ensuite, le code pénal qui permet de condamner jusqu’à 30 ans de prison toute personne coupable d’intelligence avec l’ennemi.

Expulsons, sans délai et sans possibilité de retour, les étrangers participant à la mouvance intégriste et salafiste et tenant des propos incompatibles avec les valeurs de la République française. Faisons aussi interdire tous les mouvements et associations qui ne condamnent pas explicitement les terroristes.

Enfin, puisqu’Internet est devenu le principal vecteur de recrutement de l’Etat islamique, imposons aux grands opérateurs de la toile (Google, Apple, Facebook notamment), une obligation de déclaration de soupçons. Comme le font déjà les banques pour lutter contre le blanchiment d’argent.

Il nous faudra aussi réorganiser nos services de renseignement pour accroître leur efficacité et nous donner les moyens de notre politique extérieure en augmentant le budget de notre défense miliaire, et accorder à nos forces de police le respect qui leur est dû et les moyens d’agir.

Nous assistons à la montée d’un islamisme radical qui n’a pas sa place sur la terre de France. La fermeté est de mise ; la mobilisation de nos concitoyens musulmans doit être forte et sans concession pour ceux qui dévoient leur foi.

C’est tous ensemble que nous gagnerons. Nous le devons pour celles et ceux, qui en novembre 2015, exerçaient leur droit de rire, de s’aimer, de vivre libres. »