Connaissez-vous Malika Sorel ? Intellectuelle amoureuse de la France, elle est l’une des meilleures spécialistes des sujets de l’immigration et de l’intégration. Membre du Haut Conseil à l’intégration de 2009 à 2012, elle a pu travailler au plus près des « élites » et comprendre la faillite de notre République à assimiler et à maintenir l’unité de la communauté nationale.

Elle détaille avec précision dans son livre « Décomposition française : comment en est-on arrivé là ? » le récit de cet échec majeur. Elle y explique les points de rupture, le rôle de l’Etat, les conséquences, mais aussi des pistes de solution. Elle a reçu pour ce livre le prix littéraire Honneur et Patrie de la Société des Membres de la Légion d’Honneur.

Ce billet vous propose quelques citations marquantes de sa préface et de son introduction ainsi que le plan de son livre. Il est disponible dans toutes les librairies. Il est l’une des meilleures lectures possibles pour qui souhaite comprendre avec précision les causes de cette décomposition nationale.


Extraits de la Préface – Illusionnisme et lâcheté

Après les attentats, il devient difficile de cacher la réalité de la situation que nos élites ont participé, de près ou de loin, le plus souvent inconsciemment, à créer. […]

J’ai vu de près à l’ouvrage ce qu’il est convenu d’appeler nos « élites », faute de vocable plus approprié. […]

Nos élites, pour beaucoup, sont devenues insensibles au sort fait à la France et à son peuple. Si l’on peut remédier à l’incompétence, contre l’indifférence on ne peut pas grand-chose. […]

Le corps politique n’est plus. Il a été enterré par les gouvernants qui se sont mis hors la loi en faisant fi du Code civil, qui dispose que « nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française ». Citoyenneté et identité ont été dissociées. On peut être Français sans être français. […]

Sur le papier, le multiculturalisme est paré par nos élites de ses plus beaux atours. Dans les faits, il conduit à l’effacement de la diversité culturelle. […]

Les privilèges sont morts, vive les privilèges ! La France d’en haut, c’est un peuple où se côtoient les membres d’une nouvelle noblesse qui transcende aussi bien les ordres que les frontières des Etats-nations. […]

C’est au nom de la Liberté qu’une grande partie de la France d’en haut bâillonne son peuple afin de l’empêcher de manifester sa réprobation des attitudes et comportements que sa psychologie collective juge étrangers à ses mœurs. […]

C’est au nom de l’Egalité qu’a été mis fin à l’égalité républicaine. Désormais, du simple fait de leur naissance, des enfants de familles de culture européenne peuvent se retrouver discriminés au mépris de leurs compétences personnelles du seul fait de la mise en œuvre de la discrimination positive. […]

C’est au nom de la Fraternité que se poursuit l’accueil d’un flux intarissable de nouveaux entrants, et c’est encore au nom de cette Fraternité qu’est exigé le rassemblement de tous, sans condition, autour de « nos valeurs communes » dont le contenu n’est jamais explicité. […]

Il ne suffit pas de décréter l’assimilation pour qu’elle s’accomplisse. C’est un parcours jalonné d’interrogations et de souffrances. Il faut toutefois veiller à ne pas la rendre impossible. Nous sommes en présence d’êtres humains et non de machines programmables que l’on pourrait faire basculer d’une identité à l’autre sitôt passée la frontière. Au sein d’une même fratrie, l’un peut choisir de s’assimiler, l’autre pas. L’une et l’autre des décisions doivent être respectées. Si l’assimilation ne peut être imposée, le respect des fondamentaux de la terre d’accueil doivent l’être. […]

Extraits de l’introduction

L’esprit munichois est de retour. La peur règne sur la cité. Gare aux esprits libres, à ceux des Français qui refusent de courber l’échine, à ceux qui souhaitent encore nommer ce qu’ils voient ! […]

Le « nous » est fragilisé. Il craque. L’unité nationale s’enfuit, sacrifiée sur l’autel d’un vivre ensemble qui a été dissocié des fondamentaux culturels du peuple français. […]

La France et la République ne se meurent pas tant de la force de leurs adversaires que de la faiblesse de leurs partisans. Ce n’est pas la République qui a échoué, mais l’Etat. Ce n’est donc pas à la République de cesser de reculer, mais à l’Etat, garant de l’unité, de cesser de faire reculer la République. […]

Le sujet de l’immigration et de l’intégration constitue l’une des sources majeures de la dépression collective dans laquelle les Français n’en finissent plus de s’enfoncer. Le commandement a failli, et plutôt que d’admettre ses erreurs et tenter de corriger la trajectoire, il a persisté, et persiste encore, à emmener la France vers le chaos. Ce qui se produit dépasse l’entendement. […]

L’Etat – c’est-à-dire les gouvernements successifs, et tout le personnel politique appelé à travailler avec eux, avec les institutions concernées – n’a eu de cesse d’œuvrer, de manière directe ou indirecte, à décomposer la nation en groupes, en factions rivales. Désormais, c’est tout l’édifice, dont la construction a pris plus de mille ans, qui menace de s’effondrer. […]

Comme l’avait très bien formulé le Mahatma Gandhi, « celui qui voit un problème et ne fait rien fait partie du problème » […]

Il m’a fallu un certain temps pour comprendre, et surtout admettre, qu’ils savent. Oui, ils savent. Ils savaient, mais l’esprit de responsabilité, contrairement à ce que je pensais, est loin de dominer. Ils savent et détiennent toutes les cartes qui permettent de se forger une idée exacte de la situation. […]

Quel homme pourrait rester de marbre si son passé s’efface et que son futur se dérobe sous ses pieds ? Ce gommage de la photo de famille constitue la dimension la plus terrifiante de l’histoire qui s’écrit sous nos yeux. […]

 Plan complet du livre – Décomposition française : comment en est-on arrivé là ?

  1. Un grand espoir déçu
    L’enfant en soi
    Le dur exil, la dimension humaine négligée
    Il ne sera pas l’homme des circonstances
  2. Au cœur du commandement
    Un optimisme de rigueur
    Le courage vient du cœur
  3. Les vingt jours qui ébranlèrent nos consciences
    Vingt jours d’émeutes urbaines
    La vérité se trouve ailleurs
    Le mythe de la France black-blanc-beur
    Une France déjà ethno-racialisée
  4. Une gauche sectaire, responsable et coupable
    De gauche avant tout
    Le verrou médiatique
    Le Front national, une aubaine
    L’antiracisme et le déni de l’expérience
    Victimes et bourreaux : le choix du cynisme
  5. Non à la diversité dans le Préambule
    Les « arrière-pensées » du président
    Ethniciser par la « diversité »
  6. Identité nationale, le débat interdit
    Reconquérir le sens des mots
    L’assimilation ne peut être imposée
    La préférence étrangère
    Les profs pour cible
    Le débat sur l’identité nationale torpillé
    Il faut faire taire Monsieur Z
    La politique du fait accompli
    Mon Lundi républicain
    La crainte d’être en minorité
    La politique du loup dans la bergerie
    Une France sans langue et sans histoire
  7. Laïcité, une digue en passe de céder
    Pas de petit profit en politique
    Au mépris de la situation géopolitique
    Supprimer les ELCO
    Les hommes ne naissent pas libres
    Pédagogie de la laïcité et enseignement du fait religieux
    La femme, enjeu récurrent pour les peuples
  8. Nationalité, la mère des réformes
    Mission d’information sur le droit de la nationalité
    La responsabilité des États européens
    L’assimilation est individuelle, jamais globale
    Nationalité et identité ont été dissociées
    Des accommodements non raisonnables
    Prénom et trajectoire
    La réforme du code de la nationalité de nouveau enterrée
  9. Le poisson pourrit par la tête
    Une arithmétique implacable
    Le multiculturalisme est un opportunisme
    Des séminaires ministériels
    L’écrasante responsabilité de l’Union européenne et des gouvernements de ses États membres
    La responsabilité de l’Église
  10. Opération liquidation. La France doit disparaître
    La Grande Nation pour une société inclusive
    L’Observatoire de la laïcité
    Le rapport de la refondation en cinq volets
    Les cinq volets de la refondation, mode d’emploi de la liquidation :
    – Revisiter l’histoire et effacer la mémoire
    – Supprimer la loi de 2004 sur les signes religieux
    – Revisiter les registres lexicaux
    – Actions de groupe et statistiques ethniques
    La préférence extra-européenne
    Du côté des décisions du Conseil d’État
    Comment l’État s’arrange avec la vérité
    Nous sommes la France

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