La France a mal. Nous ressentons tous ces tensions, ces douleurs, et sommes bien amenés à accepter ce triste constat : notre pays souffre et ne guérit pas. Nous l’aimons et voulons son avenir radieux pour nos enfants, bien sûr, mais ce n’est pas une raison pour nier le diagnostic. Au contraire.

En réalité, nous avons créé des dynamiques de déséquilibre profonds. Ce billet propose une lecture directe puis métaphorique de cette situation par le concept des écosystèmes.

Dans sa définition étendue, un écosystème est une communauté d’individus en interaction dans leur environnement et dont l’équilibre se construit par des échanges d’énergie entre ses membres et cet environnement.

Lorsque l’équilibre établi entre les individus et l’environnement est rompu, des dynamiques de déséquilibre se mettent en place et créent des spirales d’appauvrissement puis de destruction complète de l’écosystème. A l’inverse, lorsque les critères d’équilibre sont compris et qu’ils sont favorisés, une spirale positive de retour à l’harmonie est possible.

Avant de parler des dynamiques majeures de déséquilibre à l’œuvre en France, regardez ces trois vidéos courtes et concrètes.


Ces vidéos nous permettent de comprendre quelques éléments clefs sur les écosystèmes :

  1. L’introduction d’une espèce invasive peut à elle seule détruire la biodiversité et finalement la totalité de l’écosystème
  2. La suppression d’un maillon du cycle d’échange d’énergie peut lui aussi rompre l’équilibre de l’écosystème
  3. La surexploitation humaine d’un environnement va détruire les habitats, les éléments nutritifs et les individus, rendant impossible le retour à l’équilibre d’un écosystème

L’homme doit favoriser le retour à l’équilibre des écosystèmes biologiques dans lesquels il évolue

C’est évidemment la première conclusion à tirer de ces observations. L’homme détruit les écosystèmes dans lesquels il évolue et condamne ainsi sa propre destinée. Au-delà de la prise de conscience, les politiques de protection et de retour à l’équilibre sont indispensables. Elles sont possibles et nécessaires à tous les niveaux : mondial, européen, national, local et citoyen. Si nous acceptons que la politique doive se préoccuper du long-terme, alors l’écologie est le prérequis à tout autre politique de développement et d’épanouissement.

L’objet de ce billet n’est pas de détailler les initiatives à mettre en place mais soulignons quelques axes de travail :

D’autres dynamiques de déséquilibre menacent notre écosystème national

Une lecture métaphorique des principes d’équilibre des écosystèmes permet également de décrypter quelques enjeux majeurs pour notre pays.

Faut-il détester les riches ?

Face aux dérives du capitalisme financier et de la globalisation, de nombreux Français se mettent à nouveau à rêver de lutte des classes. La dictature du prolétariat ne fait heureusement pas consensus, mais force est de constater que le socialisme a répandu en France « la haine des riches ». Cette expression passionnelle se fait pourtant à l’encontre des intérêts mutuels des détenteurs du capital et du travail. Opposer les classes sociales est une absurdité. Opposer capital et travail l’est tout autant. Notre économie a besoin de travailleurs comme elle a besoin d’investisseurs pour faire vivre et se développer nos entreprises. Il nous faut les meilleurs dirigeants, les meilleurs investisseurs tout comme il nous faut les meilleures compétences. Et plus ces investisseurs, dirigeants et travailleurs seront Français, moins nous serons soumis à des intérêts étrangers. Faire fuir fortunes et dirigeants hors de France comme c’est le cas depuis de nombreuses années est une dynamique majeure de déséquilibre de notre écosystème social et économique, au détriment des plus fragiles.

Faut-il toujours plus d’Etat ?

Les prélèvements obligatoires représentent 45% de notre PIB, le taux le plus élevé d’Europe. Nous sommes dans un cas typique de surexploitation ! Nos entreprises et contribuables sont les plus taxés d’Europe, pour financer un Etat qui roule à perte : budget déficitaire de 68 milliards par an. Non seulement notre Etat est obèse et plombe la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages, mais en plus il ne rend même plus le service public qu’on attend, y compris dans les domaines régaliens comme la Justice, la sécurité intérieure ou la défense nationale comme l’explique Rafik Smati dans la vidéo ci-dessous. Ce taux de prélèvement excessif appauvrit considérablement notre écosystème d’entreprises, au détriment de toujours plus d’importations, preuve en est notre balance commerciale gravement déficitaire. L’Etat met en péril notre écosystème économique.

Faut-il accepter le communautarisme en général et l’islamisme en particulier ?

Le communautarisme prend diverses formes. Il peut être religieux, ethnique, social, générationnel. Il favorise toujours le repli d’un groupe, restreint ses interactions avec les autres et fragilise la communauté qui devrait transcender toutes les autres, la communauté nationale, celle du destin commun des Français. L’islamisme est un communautarisme brutal, qui sous sa forme la plus aboutie devient totalitaire, est « invasive ». Elle détruit sciemment toute forme de diversité. Les pulsions génocidaires de ses adeptes au Moyen-Orient ont tué ou poussé à l’exode les minorités telles que chrétiennes ou yézidis. Or sans leur présence au Moyen-Orient, les équilibres disparaissent et c’est la région entière qui est menacée de déséquilibre. Sur notre territoire aussi, cette idéologie destructrice met en œuvre une spirale mortifère.


Notre écosystème Républicain ne semble pas en mesure de réagir face à ce qui pourtant le détruit comme un cancer. C’est d’ailleurs sans doute là l’une des plus grandes erreurs du président Emmanuel Macron : accepter voire favoriser les communautarismes, quitte à fragmenter le pays en groupes d’intérêts divergents. Pourtant, il y a urgence à favoriser la concorde nationale, le rassemblement de tous les Françaises et Français et donc à lutter contre le communautarisme.

En conclusion : oublier les passions et comprendre les dépendances vitales

Depuis la Gaule, nous sommes un peuple idéaliste et turbulent dont le comportement est sans doute plus souvent dicté par la passion que la raison. Sans renier les qualités de tels emportements qui ont parfois guidés le monde, nous gagnerions à moins d’excès dans l’émotion et à une meilleure acceptation des principes de fonctionnement des écosystèmes dans lesquels nous évoluons. En matière d’environnement comme en matière de société ou d’économie, l’équilibre vient des interactions entre les groupes et individus constitutifs de la diversité de l’écosystème. Le rôle du politique doit être de les maintenir et les reconstituer !


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