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Plusieurs semaines avant la polémique sur le concert de Black M, François Fillon nous parle avec émotion de Verdun dans le Figaro Magazine du 29 avril 2016.

A nouveau dans le Figaro Magazine, dans l’édition du 20 mai, François Fillon évoque Verdun et ce qui convient, selon lui, d’être un hommage à nos héros :

La commémoration de Verdun doit être consensuelle. Tout sujet qui introduit une polémique est une faute. Célébrer les héros de Verdun, c’est s’incliner devant leur sacrifice plutôt que de se divertir. La commémoration de Verdun, c’est l’hommage rendu aux vrais héros, des hommes qui ont vécu l’enfer. Tous leurs récits sont plus émouvants les uns que les autres. J’avais un grand-père à Verdun. Il en est revenu et j’ai été marqué par ses récits de cet enfer, même s’il ne se plaignait jamais.

Il y a toujours cette difficulté à célébrer nos héros. Les héros des temps modernes, ce sont les « gladiateurs » dans les stades et les stars médiatiques. Les vrais héros ont tendance à disparaître. Or pour moi, les vrais héros, ce sont les paysans, qui ont bâti la puissance de la France, les soldats de 14-18 dont le sacrifice a été immense, et aujourd’hui ce sont ceux qui se battent au Mali, les policiers qui assurent notre sécurité, les humanitaires, les entrepreneurs qui se battent pour essayer de développer notre économie. On ne les met jamais en lumière, ceux-là.

L’intégralité de son interview au Figaro Magazine du 20 mai est disponible sur le site Fillon2017 ici.

Ci-dessous le message posté sur Facebook le 14 mai 2016:

valeurs-actuellesEnfin, pour mieux développer son opinion sur la polémique Black M et nous préciser ce que doit être, de son point de vue, la commémoration de cette terrible bataille de Verdun, François Fillon publie dans Valeurs Actuelles, le 26 mai 2016, une tribune : Le silence de la mémoire.

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Si une faute a été commise, c’est bien d’avoir voulu conclure cette célébration par un bal du 14 juillet. Verdun, c’est la mort, c’est le cauchemar des combats, c’est la blessure inguérissable des familles qui ont perdu leur fils, c’est le deuil comme celui de Lucie, mère de quatre enfants, qui ne revit jamais son époux, Gustave. Verdun ne peut se célébrer que dans le recueillement et la communion avec les 700000 victimes. Imagine-t-on un concert de rock pour honorer les morts de Stalingrad, pour commémorer les bombardements de Dresde, celui de Hiroshima ? Faut-il que notre société ait peur du silence de la mémoire pour imaginer que seule une fête peut donner sens au mot “fraternité”. Comme si l’Histoire devait être feutrée, comme si l’héroïsme devait être relativisé, comme si la tragédie devait être évacuée.